Mandalay
Nouveau bus de nuit qui nous débarque cette fois à 3h30 du mat à Mandalay, la deuxième plus grosse ville du Myanmar. Un pick up nous emmène au centre-ville et nous trouve un logement. On a de la chance, l’hôtel n’est pas plein. La ville n’est pas des plus agréable, on est sans cesse assailli par les taxis, trishaws (trycicles), moto-driver, les trottoirs sont encombrés, des égouts à ciel ouvert traversent les marchés, il y a énormément de pauvreté et en plus il fait pas très beau.
Je ne m’attarde donc pas ici, juste le temps d’aller voir la pagode Mahamuni, l’un des haut lieux de pèlerinage du Myanmar (temple rempli d’or, de marbre et d’un immense bouddha en bronze recouvert de feuilles d’or), puis je me rend à Amarapura, à une 10ène de km, pour aller voir une fabrique de longyi mais surtout le pont en teck U Bein, le plus long de Birmanie.
Je suis revenue à Mandalay plus tard, après Hsipaw (la prochaine étape) pour une courte escale avant de partir à Bagan. Il fait beau et très chaud, du coup je fais une petite visite en trishaw, je me rend dans les marchés qui s’avèrent être les plus sales que j’ai vu dans ce voyage, et je finis par jouer à une sorte de billard de rue avec des birmans qui ne parlaient pas un mot d’anglais : j’ai pas tout saisi mais en tout cas je les ai bien fait marrer ! Je fais d’autres rencontres fortuites comme la chasseuse de pigeon ou le joueur de guitare en plastique… Finalement Mandalay c’est pas si mal !
J’avais prévu une visite au palais royal mais apparemment, tout ce qui a de la valeur est exposé au musée de Yangon et une bonne partie du palais a été détruit par un incendie dans les années 40. De plus, pour visiter il faut payer une taxe au gouvernement, donc encore une raison pour ne pas y aller ! Ce n’est pas évident d’échapper aux taxes et contrôles des autorités mais quand on peut éviter de soutenir cette dictature (comme certains hôtels appartenant à l’état) ce n’est pas plus mal.